Pourquoi chaque caisse a besoin de codes personnels, pas d'un compte partagé (2026)

Tabres Team
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Six serveurs, un terminal, un compte appelé « Salle ». Le samedi soir où 180 € manquent, ce fonctionnement vous désigne exactement un suspect : tout le monde.

Réponse courte. Toute personne qui touche un terminal de caisse doit avoir son propre code, idéalement à 6 chiffres, jamais partagé, désactivé le jour de son départ. Un compte commun n'est pas un petit raccourci. Il efface le nom sur chaque annulation, chaque remise, chaque remboursement et chaque encaissement de votre restaurant — donc aucun de vos rapports ne peut plus vous dire quoi que ce soit d'utile sur les personnes. Les codes individuels ne coûtent rien sur pratiquement tous les logiciels de caisse modernes, se paramètrent en une vingtaine de minutes, et ajoutent environ deux secondes à un changement d'utilisateur.

Et la partie que les exploitants n'anticipent pas : la personne la plus pénalisée par un compte partagé est presque toujours le responsable. C'est son nom qui apparaît sur tout ce qu'il n'a pas fait.

Voyons ce que coûte réellement un compte commun, et comment corriger ça avant vendredi.

Ce que coûte vraiment un compte de caisse partagé

Cela paraît anodin. Un compte, un code scotché sous la caisse, tout le monde va vite. Puis les problèmes arrivent en silence.

Vous perdez le « qui ». Votre logiciel enregistre toujours chaque annulation, offert, remise et remboursement. Il les estampille simplement tous du même nom. Vous obtenez un magnifique rapport sur une personne qui n'existe pas.

Votre responsable porte le chapeau. Si un responsable déverrouille le terminal à 16 h et qu'il reste ouvert jusqu'à la fermeture, toutes les actions de la soirée lui appartiennent sur le papier. Quarante annulations, trois remboursements, 90 € de remises — sous un seul nom. Ce n'est pas seulement injuste. Cela rend impossible de mettre hors de cause la personne en qui vous avez le plus confiance.

Vous ne pouvez rien faire de ce que vous découvrez. Imaginons que le total des remises double en un mois. Avec des codes individuels, c'est dix minutes d'analyse et une conversation avec une personne. Avec un compte partagé, c'est un mystère que vous finissez soit par ignorer, soit par traiter en soupçonnant tout le monde — la meilleure façon de perdre vos bons éléments.

Toute procédure disciplinaire devient fragile. Si vous devez un jour sanctionner ou licencier pour un motif financier, « c'est le compte partagé qui l'a fait » n'est pas une preuve. Devant un conseil de prud'hommes, la charge de la preuve pèse sur l'employeur, et un journal rempli d'un compte anonyme est pire que pas de journal du tout : il montre que vous aviez un dispositif et qu'il ne fonctionnait pas.

Vos données de caisse perdent leur valeur légale. Un logiciel de caisse certifié trace les corrections et les annulations. Sans identifiant individuel, cette trace ne désigne personne. Vous conservez l'obligation sans en tirer le bénéfice.

Les règles carte ne l'admettent pas. On y revient plus bas, mais en résumé : le standard de sécurité des paiements par carte impose un identifiant unique par utilisateur.

Rien de tout cela n'est théorique. C'est la même conversation partout : quelque chose cloche dans les chiffres, et personne ne peut rien prouver, dans un sens ni dans l'autre.

Ce qu'est un code personnel (et ce qu'il n'est pas)

Un code PIN, c'est une courte suite de chiffres — généralement 4 à 6 — qui identifie un salarié au terminal. Il le tape, et tout ce qu'il fait dans les minutes qui suivent porte son nom.

Ce n'est pas un mot de passe, et cela ne cherche pas à l'être. Personne ne protège des secrets d'État ici. Un code répond à une seule question : qui est devant cet écran, maintenant ?

La plupart des logiciels gèrent cela de deux façons :

  • Code demandé à chaque action sensible. Le terminal reste sur un écran général, et chacun saisit son code au moment d'une action qui doit porter un nom — envoyer une commande, encaisser, appliquer une remise.
  • Déverrouillage de l'appareil puis sessions individuelles. Un responsable déverrouille le terminal en début de service. Ensuite, chacun ouvre et ferme sa propre session par-dessus, avec un bouton « verrouiller » pour passer l'appareil au suivant.

Les deux fonctionnent. La seconde est généralement plus rapide en salle, parce que l'appareil ne fait son démarrage lent qu'une fois par jour.

Ce qui compte, ce n'est pas le modèle choisi. C'est que le nom associé à chaque action corresponde à un être humain, un seul.

Les cinq choses que seuls les codes individuels permettent

Voici l'argumentaire pratique. Chacune est impossible avec un compte commun.

1. Les schémas d'annulations et de remises par personne. Les annulations sont normales. Tout le monde en a. Ce qui ne l'est pas, c'est un serveur qui annule quatre fois plus que les autres sur le même rang. Vous ne pouvez le voir que si les actions portent un nom.

2. La traçabilité des remboursements. Le remboursement est l'action la plus détournée sur n'importe quelle caisse. Le classique est ancien et fonctionne encore : encaisser en espèces, attendre le départ du client, rembourser, garder l'argent. L'attribution est toute la défense. Pour resserrer le sujet, la procédure complète est ici : comment gérer les remboursements en restaurant.

3. La clarté sur la caisse. Quand il manque 40 € dans le tiroir, un journal par code transforme « quelqu'un » en trois personnes qui ont réellement encaissé des espèces ce service-là. Neuf fois sur dix, c'est une erreur de rendu de monnaie, et vous la trouvez en cinq minutes au lieu de ruminer une semaine.

4. Des pourboires attribués aux bonnes personnes. Si les pourboires sont répartis selon les ventes ou enregistrés par commande, le logiciel doit savoir à qui appartenait la commande. Un compte partagé transforme la répartition des pourboires en dispute hebdomadaire.

5. De vraies données de performance. Ticket moyen par serveur, taux d'attache des suppléments, qui vend réellement le dessert. C'est la partie agréable des codes personnels, et celle dont personne ne parle : ce n'est pas seulement un contrôle, c'est le seul moyen de savoir qui, dans votre équipe, vend vraiment bien. Intégrez-la aux chiffres que vous suivez déjà : les indicateurs à vérifier chaque lundi matin.

Notez que quatre de ces cinq points n'ont rien à voir avec le fait d'attraper un voleur. C'est l'argument honnête à donner à votre équipe, et il est vrai.

Les droits d'accès ne servent à rien sans codes personnels

C'est le point le plus souvent manqué.

Imaginons que vous ayez fait ce qu'il faut : rôles bien définis, serveurs sans remboursement, offerts réservés aux responsables, remises plafonnées. Parfait. Maintenant mettez tout le monde sur un compte commun et regardez le résultat.

Ce compte a un seul jeu de droits. Si c'est un compte de niveau responsable, tous vos serveurs ont désormais des pouvoirs de responsable. Si c'est un compte de niveau serveur, votre responsable ne peut plus travailler sans se déconnecter et se reconnecter — donc en une semaine, quelqu'un « élèvera temporairement » le compte commun et ne le remettra jamais comme avant.

Droits et identité, c'est un seul système, pas deux. Chaque interrupteur que vous réglez ne vaut que par votre capacité à dire qui l'a actionné. Si vous n'avez pas encore réglé les interrupteurs, c'est le chantier jumeau : droits d'accès sur la caisse : ce que vos serveurs doivent pouvoir faire.

Les règles carte dont personne ne parle

Si votre logiciel de caisse touche d'une manière ou d'une autre à des données de carte bancaire, la norme PCI DSS vous concerne. Ce n'est pas une loi, mais elle figure dans votre contrat monétique, et les exigences complètes de la version 4.0 s'appliquent depuis le 31 mars 2025.

L'exigence 8 est sans ambiguïté : chaque utilisateur ayant accès aux composants du système doit disposer d'un identifiant unique, et les comptes partagés ou génériques ne sont admis que dans des cas étroits, documentés et strictement encadrés. Un compte « Salle » utilisé par neuf personnes est exactement ce que cette exigence vise à empêcher.

Deux nuances honnêtes :

  • Si votre terminal de paiement est un appareil chiffré séparé et que votre logiciel ne voit jamais les données de carte, votre périmètre peut être bien plus réduit. Beaucoup de petits restaurants sont dans ce cas.
  • La question du périmètre est réellement technique et dépend de votre installation exacte.

Ne prenez donc pas cette page pour votre réponse de conformité. Demandez à votre prestataire monétique ou à votre banque acquéreuse quel questionnaire d'auto-évaluation vous concerne, et si votre configuration actuelle le satisfait. Les règles évoluent, et un mail suffit pour en avoir le cœur net.

Le volet RGPD et temps de travail

Un point spécifiquement français, souvent négligé.

En France, l'employeur doit pouvoir décompter le temps de travail de ses salariés (article L3171-2 du Code du travail). Utiliser les connexions à la caisse comme pointeuse est tentant, et beaucoup de logiciels le proposent.

Mais un journal de connexions est un traitement de données personnelles, encadré par le RGPD et surveillé par la CNIL. Trois obligations minimales :

  • Informer les salariés clairement de ce qui est enregistré, pourquoi, et pendant combien de temps. Idéalement dans une note de service et dans le contrat.
  • Consulter le CSE si vous en avez un : la mise en place d'un dispositif de contrôle de l'activité relève de ses attributions.
  • Limiter la durée de conservation et l'accès aux seules personnes qui en ont besoin. Conserver indéfiniment les journaux « au cas où » est précisément ce que la CNIL sanctionne.

Et une règle qui prime sur tout le reste : les sanctions pécuniaires sont interdites (article L1331-2 du Code du travail). Quoi que révèle un journal, vous ne pouvez pas retenir sur un salaire le montant d'une annulation, d'une casse ou d'un écart de caisse. Ces outils servent à comprendre et à prouver, pas à faire payer.

Faites valider votre paramétrage par votre gestionnaire de paie et, si vous utilisez les codes comme pointeuse, vérifiez que le dispositif est bien déclaré dans votre registre des traitements.

Est-ce que ça ralentit le service ?

C'est la vraie objection, et elle mérite une réponse honnête plutôt qu'un sermon.

Oui, cela prend du temps. Environ deux secondes par changement d'utilisateur, si le système est correctement configuré. Vingt changements dans un service, c'est moins d'une minute sur toute votre soirée.

Si beaucoup de gens croient le contraire, c'est qu'ils ont utilisé une caisse où changer d'utilisateur voulait dire déconnexion complète, écran de chargement et quinze secondes d'attente. Ce n'est pas un problème de code PIN. C'est une mauvaise implémentation, et c'est la première cause de comptes partagés dans la vraie vie.

Trois correctifs, par ordre d'efficacité :

  • Un bouton « verrouiller », pas une déconnexion. Le verrouillage doit ramener instantanément au pavé numérique. Se déconnecter et se reconnecter ne devrait pas exister en service normal.
  • Un verrouillage automatique. 60 à 120 secondes d'inactivité est le bon réglage. Assez court pour qu'un terminal abandonné se verrouille seul, assez long pour ne pas se verrouiller en pleine commande.
  • Ajoutez des terminaux avant d'ajouter de la friction. Si une seule caisse dessert 14 tables, le problème est la file d'attente, pas le code. Une deuxième tablette coûte moins cher qu'une semaine des pertes qu'un compte partagé dissimule.

Le test à faire : chronométrez un vrai changement d'utilisateur sur votre terminal. S'il dépasse cinq secondes, corrigez le paramétrage. S'il fait deux secondes, l'objection est close.

Des règles de code qui tiennent vraiment

La plupart des politiques de codes échouent parce qu'elles sont rédigées comme un document informatique. Tenez-vous-en à six règles mémorisables.

1. Six chiffres, pas quatre. Quatre chiffres, ce sont 10 000 combinaisons. Six, c'est un million. Avec une douzaine de salariés et un écran visible de tous, la différence vaut la frappe supplémentaire.

2. Ni date de naissance, ni 1234, ni 0000. Celle-là surprend les exploitants. Vos collègues connaissent votre date de naissance, elle est sur le planning. Une année de naissance comme code, dans un restaurant, est une information publique.

3. Rien d'écrit près du terminal. Pas de post-it, pas de liste dans le tiroir du bureau, pas de codes dans le groupe de discussion de l'équipe. Si c'est écrit, ce n'est plus un code, c'est un panneau.

4. Orientez l'écran. Un pavé numérique face à la salle se lit par accident. Tournez le terminal, ou utilisez un système qui masque les chiffres à la saisie.

5. Personne ne tape le code de quelqu'un d'autre. Jamais. Pas même « juste une fois pendant le coup de feu ». Dès qu'une personne saisit le code d'une autre, tout le journal devient une supposition. Cette règle doit être dite à voix haute, sinon elle passe pour un détail.

6. Chacun peut changer son code, quand il veut. Si quelqu'un pense que son code a été vu, le changer doit prendre dix secondes et ne pas nécessiter l'accord d'un responsable. Rendez-le facile et les gens le feront vraiment.

Ajoutez-en une si vous manipulez beaucoup d'espèces : changez les codes responsables tous les quelques mois, et systématiquement au départ d'un responsable.

Le code responsable que tout le monde connaît

Tous les restaurants finissent par avoir ce problème, et il commence pour une bonne raison.

Un serveur a besoin d'une annulation validée. Le responsable est en chambre froide. La salle est pleine. Alors il donne son code à voix haute, une fois, pour faire gagner trente secondes à tout le monde. Un mois plus tard, c'est de notoriété publique, et le code circule encore longtemps après le départ de la personne.

On ne règle pas ça par un rappel à l'ordre. On le règle en supprimant la raison qui le provoque.

  • Rendez la validation rapide. Un responsable doit valider en tapant son code sur le même écran, sur place, en quelques secondes. Si valider signifie aller au bureau, ce sera contourné.
  • Enregistrez les deux noms. Le journal doit montrer qui a demandé et qui a validé. Un nom, c'est une supposition. Deux noms, c'est une piste d'audit.
  • Descendez les décisions peu coûteuses. Si un responsable est appelé quinze fois par service pour de petites annulations, vos droits sont trop serrés. Desserrez-les, mettez un motif obligatoire à la place, et faites une revue hebdomadaire.
  • Changez le code responsable selon un calendrier. Chaque trimestre, et immédiatement au départ d'un responsable. Traitez-le comme le code du coffre.

Si vos responsables sont si peu nombreux qu'ils ne peuvent rien valider sans bloquer le service, c'est un problème d'effectif déguisé en problème technique : recruter des responsables de service.

Mettre en place les codes en un service

Quarante minutes, un briefing d'avant-service, et c'est fait.

  1. Listez tous ceux qui touchent le terminal. Y compris le cuisinier qui encaisse parfois une vente à emporter et le conjoint qui vient le dimanche. Les utilisateurs fantômes sont ceux qui finissent par partager.
  2. Créez un compte par personne, avec son vrai nom et son rôle. Pas « Serveur 1 » et « Serveur 2 » — de vrais noms, sinon vous avez reconstruit le même problème avec des étapes en plus.
  3. Affectez rôles et droits au rôle, pas à la personne, pour que le prochain recrutement hérite automatiquement des bons accès.
  4. Laissez chacun choisir son code à 6 chiffres. Trente secondes au terminal pendant le briefing. Un code qu'on a choisi se retient ; un code imposé finit écrit sur une main.
  5. Activez le verrouillage automatique à 60-120 secondes et vérifiez que le bouton « verrouiller » tombe naturellement sous le pouce.
  6. Supprimez le compte partagé. Pas désactiver — supprimer, si votre système le permet. Un compte désactivé a une fâcheuse tendance à revenir un samedi chargé.
  7. Expliquez pourquoi, en une minute, en briefing. Parlez de clarté, pas de suspicion. « Vos ventes et vos pourboires sont désormais comptés comme les vôtres, et rien n'atterrira sur votre nom sans être de vous » est une phrase que les équipes apprécient.
  8. Vérifiez les journaux le troisième jour. Vous cherchez une seule chose : est-ce que tout atterrit encore sous un seul nom ? Si oui, il y a partage, et vous avez un problème d'ergonomie à corriger — pas un problème de discipline.

Cette vérification du troisième jour, c'est tout le déploiement. Sautez-la et vous découvrirez dans six mois que votre système de codes est décoratif depuis la première semaine.

Le jour où quelqu'un part

Chaque restaurant a une check-list de départ pour les clés et le code de la porte. La caisse appartient à cette même liste, le même jour.

  • Désactivez le compte avant la fin du dernier service, pas « la semaine prochaine quand je serai au bureau ».
  • Changez le code responsable si la personne qui part le détenait, ou pouvait plausiblement le connaître.
  • Réattribuez ses commandes ouvertes, pour que rien ne reste stationné sous un nom absent.
  • Conservez son historique. Désactivez la connexion, ne supprimez jamais la fiche : vous avez besoin que les ventes du trimestre restent correctement attribuées, et vos pièces doivent être conservées 6 ans au titre fiscal, 10 ans au titre comptable.
  • Vérifiez les accès à distance si votre logiciel tourne dans un navigateur. Un accès back-office est une porte distincte du code de salle, et c'est celle qu'on oublie.

Les comptes d'anciens salariés causent plus d'ennuis que les comptes actifs, précisément parce que personne ne les surveille.

Plusieurs terminaux, plusieurs établissements

Deux règles supplémentaires dès que vous dépassez une seule caisse.

Une personne, un code, sur tous les terminaux. Un serveur ne doit pas avoir un code différent au bar et en salle. Même identité partout, sinon vos rapports demanderont un rapprochement à la main.

Rattachez chaque personne à son établissement. Un serveur d'un site ne doit pas pouvoir ouvrir des commandes sur un autre. La plupart des systèmes le gèrent par une affectation sur la fiche du salarié — activez-la, et revérifiez-la chaque fois que quelqu'un dépanne dans un autre restaurant, parce qu'un accès temporaire a l'habitude de devenir permanent. C'est la même famille de problèmes que celle décrite ici : les problèmes de caisse en multi-établissements.

Gardez aussi la même longueur de code partout. Des règles différentes d'un site à l'autre, et plus personne ne sait quel établissement demande six chiffres — et c'est exactement là que le partage commence.

Ce qu'il faut regarder après deux semaines

Une fois les codes en place, le bénéfice est dans les rapports. Dix minutes, par salarié :

  1. Annulations et lignes retirées — nombre et montant
  2. Remises — nombre, montant et pourcentage moyen
  3. Remboursements et offerts — chacun d'entre eux, avec le motif
  4. Commandes réglées en espèces puis modifiées — devrait être proche de zéro
  5. Sessions restées déverrouillées longtemps — un signe de partage, pas de vol

Puis comparez les gens entre eux, pas à zéro. Tout le monde annule. Le signal, c'est une personne qui annule quatre fois plus que ses collègues, sur les mêmes services, le même rang, la même clientèle.

Avant d'accuser qui que ce soit, vérifiez les explications ennuyeuses. Un taux d'annulation élevé traduit généralement une grille produits confuse, trois articles qui se ressemblent à l'écran, ou une formation insuffisante. Vous aurez raison la plupart du temps, et vous garderez un bon serveur que vous auriez perdu. Si lire ces rapports vous est encore étranger, commencez ici : comment lire un rapport de ventes.

Les erreurs qui tuent un système de codes

  • Garder le compte partagé « juste pour les urgences ». Il redevient le compte principal en un mois.
  • Imposer les codes au lieu de laisser choisir. Les codes imposés finissent écrits sur un ticket ou sur un avant-bras.
  • Rendre le changement d'utilisateur lent. La première cause de partage. Corrigez l'outil, pas les gens.
  • Pas de verrouillage automatique. Un terminal déverrouillé toute la soirée annule tous les codes du bâtiment.
  • Des codes séquentiels type 1001, 1002, 1003. Qui voit un code devine les autres.
  • Réutiliser le code d'un partant pour un nouveau. Cela brouille l'historique et fausse les rapports.
  • Trop bloquer, donc appeler un responsable en permanence. Le contournement suit, garanti.
  • Tout paramétrer et ne jamais regarder les journaux. Des droits et des codes sans contrôle, c'est du théâtre.
  • Présenter la chose comme une chasse aux voleurs. Vous passerez un mois à reconstruire une confiance que vous n'aviez pas besoin de perdre.

Questions fréquentes

Pourquoi chaque salarié doit-il avoir son propre code de caisse ? Parce que c'est le code qui met un nom sur chaque action. Annulations, remises, remboursements, encaissements et espèces deviennent rattachables à une personne plutôt qu'à un compte anonyme. Cela vous donne un vrai reporting individuel, protège ceux qui n'ont rien fait, et évite que le nom de votre responsable apparaisse sur des actions qui ne sont pas les siennes.

Un compte partagé est-il vraiment un problème si je fais confiance à mon équipe ? Oui, et la confiance n'est pas le bon angle. Un compte partagé signifie que vous ne pouvez rien prouver — y compris que personne n'a rien fait. Il casse aussi les statistiques de vente par serveur, complique la répartition des pourboires, et entre en conflit avec les règles carte qui exigent un identifiant unique par utilisateur.

Combien de chiffres pour un code de caisse ? Six est le bon compromis. Quatre chiffres ne donnent que 10 000 combinaisons et se devinent facilement entre collègues qui connaissent les dates de naissance. Six chiffres en donnent un million et coûtent une demi-seconde de plus.

Les codes ralentissent-ils le service ? À peine — environ deux secondes par changement d'utilisateur quand le système est bien configuré. Si c'est plus long, la cause est en général une déconnexion complète au lieu d'un bouton « verrouiller », ou trop peu de terminaux pour le nombre de tables.

Quelle différence entre déverrouillage de l'appareil et code personnel ? Le déverrouillage ouvre le terminal pour la journée, généralement par un responsable. Le code personnel identifie qui l'utilise à cet instant. Dans ce modèle, chacun ouvre et ferme sa session par-dessus l'appareil déverrouillé, et appuie sur « verrouiller » pour passer la main.

À quelle fréquence changer les codes ? Les codes des salariés n'ont pas besoin d'une rotation systématique si personne ne les partage. Les codes responsables doivent changer tous les quelques mois et immédiatement au départ d'un responsable. Toute personne qui pense que son code a été vu doit pouvoir le changer en quelques secondes, sans demander la permission.

Que faire du compte de caisse d'un salarié qui démissionne ? Désactivez-le avant la fin de son dernier service, changez tout code responsable qu'il connaissait, réattribuez ses commandes ouvertes, et vérifiez séparément les accès back-office ou navigateur. Conservez la fiche du salarié pour que les ventes passées restent correctement attribuées : on désactive la connexion, on ne supprime pas l'historique.

Peut-on utiliser les codes de caisse comme pointeuse ? Beaucoup de logiciels le permettent, et c'est pratique. Mais un journal de caisse n'est pas automatiquement un décompte du temps de travail valable, et c'est un traitement de données personnelles soumis au RGPD : information des salariés, consultation du CSE, durée de conservation limitée. Faites valider le dispositif par votre gestionnaire de paie avant de vous en servir en paie.

Un café de trois personnes a-t-il vraiment besoin de codes séparés ? Oui, et cela prend quinze minutes. Les petites équipes sont celles où un seul écart fait le plus de dégâts, parce qu'il n'y a aucune épaisseur pour l'absorber. Codes individuels, remboursements et offerts réservés à l'exploitant, et un coup d'œil hebdomadaire aux chiffres : c'est tout le dispositif.

Et si mon logiciel ne gère qu'une seule connexion ? Alors ce n'est pas le bon outil pour un restaurant avec des salariés. Les comptes individuels avec code sont un standard, y compris sur les solutions gratuites. Cette absence signifie pas de reporting par personne, pas de contrôle des droits, et probablement un problème avec vos obligations carte.

Peut-on savoir qui a encaissé un paiement précis ? Avec des codes individuels, oui : l'enregistrement du paiement porte le nom de la personne qui l'a pris, ce qui est exactement ce dont vous avez besoin pour une contestation, un écart de caisse ou un litige client. Avec un compte partagé, ce champ ne veut rien dire.

Comment empêcher malgré tout le partage des codes ? Rendez le chemin honnête plus rapide que le raccourci. Verrouillage instantané, changement d'utilisateur rapide, assez de terminaux, et des droits assez souples pour que personne n'ait besoin d'emprunter le code d'un responsable. Puis vérifiez au troisième jour que le journal montre plusieurs noms, et traitez le partage comme un défaut d'ergonomie avant d'en faire une affaire disciplinaire.


Un compte de caisse partagé donne l'impression de faire gagner du temps. Ce qu'il fait vraiment, c'est supprimer la réponse à toutes les questions que vous voudrez poser plus tard — sur l'argent, sur les pourboires, sur celui de vos serveurs qui est discrètement votre meilleur vendeur.

Faites une seule chose cette semaine. Ouvrez la liste des utilisateurs de votre logiciel de caisse et comptez les comptes. S'il y en a moins que de personnes, vous avez trouvé votre chantier du samedi après-midi, et il est court. Vingt minutes, un briefing, et chaque chiffre que produit votre restaurant à partir de ce jour arrive avec un nom.

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