Logiciel de caisse gratuit pour café : où est le piège ? (2026)

Tabres Team
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En France, le premier piège d'un logiciel de caisse gratuit n'est pas son prix. C'est une amende de 7 500 € par logiciel non conforme. L'article 286-I-3° bis du Code général des impôts impose aux assujettis à la TVA qui enregistrent les règlements de leurs clients d'utiliser un logiciel de caisse certifié, et la loi de finances pour 2025 a supprimé la possibilité de se contenter d'une attestation de l'éditeur. Aucune page de tarifs ne met ce chiffre en avant.

Réponse courte : un logiciel de caisse gratuit pour un petit café peut être parfaitement réel, mais il n'est presque jamais toute la facture. Comptez 0 € par mois de logiciel, 250 à 1 400 € une fois pour le matériel, et 2 000 à 9 000 € par an de commissions carte pour un café qui encaisse 200 000 € par CB. Les sept pièges, classés par ce qu'ils coûtent réellement : l'absence de certification, les commissions et la location du TPE, les plafonds de la version gratuite, les modules payants, l'engagement et les frais de sortie, le support payant, et vos données difficiles à récupérer. La bonne nouvelle : la ligne « logiciel » peut honnêtement rester à 0 € pour toujours — une caisse, c'est de l'arithmétique, et une carte, c'est une liste. Ni l'un ni l'autre n'est une technologie coûteuse depuis 2015.

Voici chaque piège, avec de vrais chiffres 2026 et les questions exactes à poser avant de signer.

Un logiciel de caisse gratuit, c'est vraiment gratuit ?

Parfois. Le mot « gratuit » fait au moins quatre métiers différents dans ce secteur, et un seul correspond à ce que vous imaginez.

  • Logiciel gratuit, encaissement payant. Le modèle le plus courant. L'application ne coûte rien ; vos paiements passent obligatoirement par leur solution, à leur taux.
  • Version gratuite plafonnée. Gratuit jusqu'à X produits, une caisse, un établissement, ou 90 jours d'historique. Un café atteint ces murs très vite.
  • Essai gratuit déguisé. Carte bancaire à l'inscription, 14 ou 30 jours, puis la facturation démarre. Si un formulaire demande une carte, ce n'est pas gratuit.
  • Réellement gratuit. Pas de carte, pas de plafond, pas de frais par établissement. Ça existe, mais il faut vérifier ce qui le finance.

Une règle qui fait gagner du temps : ce qu'une caisse gratuite ne vous facture pas, elle vous le facture ailleurs. Votre travail n'est pas de trouver une entreprise sans modèle économique. C'est d'en trouver une qui vous annonce le sien d'entrée, en chiffres que vous pouvez comparer à vos propres ventes.

Les 7 pièges d'une caisse gratuite pour café

Version rapide, classée par ce que ça coûte à un petit café sur une année.

# Le piège Coût réel par an Évitable ?
1 Logiciel non certifié 7 500 € d'amende, par logiciel Oui
2 Commissions carte et location du TPE 2 000 – 9 000 € En partie
3 Plafonds de la version gratuite 200 – 800 € Oui
4 Modules payants 250 – 1 200 € Oui
5 Engagement et frais de résiliation 0 – 1 500 € Oui
6 Support derrière un abonnement 0 – 500 € Oui
7 Données non exportables Votre temps, deux fois Oui

Le détail maintenant, en commençant par celui qui n'existe qu'en France et qui vaut tous les autres réunis.

Piège 1 : la caisse doit être certifiée (et ça change tout)

C'est la particularité française, et c'est le premier critère d'achat — bien avant le prix.

Depuis 2018, un assujetti à la TVA qui enregistre les règlements de ses clients particuliers doit utiliser un logiciel ou système de caisse répondant à quatre conditions : inaltérabilité, sécurisation, conservation et archivage des données. Vous devez pouvoir présenter la preuve de conformité à tout moment lors d'un contrôle.

Ce qui a changé récemment, et que beaucoup ignorent encore : jusqu'à récemment, un éditeur pouvait vous délivrer une simple attestation individuelle. La loi de finances pour 2025 a supprimé cette possibilité. Il ne reste que le certificat délivré par un organisme accrédité — en pratique une certification de type NF525 (Infocert, AFNOR) ou LNE. Les modalités et le calendrier d'application ont bougé plusieurs fois : faites confirmer l'état du droit par votre expert-comptable avant de choisir, plutôt que de vous fier à une page marketing.

L'amende est de 7 500 € par logiciel ou système non conforme, avec un délai de 60 jours pour régulariser, et elle peut être appliquée de nouveau si vous ne régularisez pas.

Deux nuances utiles :

  • Si vous êtes en franchise en base de TVA, l'obligation ne s'applique en principe pas. Un tout petit café peut donc rester en dehors — mais les seuils de la franchise sont bas et un café les dépasse vite. Ne construisez pas votre choix de caisse sur une exemption que vous perdrez dans dix-huit mois.
  • Une caisse internationale gratuite n'est pas forcément certifiée en France. C'est la question la plus importante de toute cette page, et beaucoup d'éditeurs étrangers ne l'abordent nulle part sur leur site.

Ce qu'il faut faire : demandez le certificat, pas une promesse. Un éditeur conforme vous l'envoie en PDF en cinq minutes. Une réponse évasive est une réponse.

Piège 2 : les commissions carte et la location du TPE

Bonne nouvelle : les commissions carte sont nettement plus basses en France qu'aux États-Unis, parce que le règlement européen plafonne les commissions d'interchange. Les articles anglophones qui parlent de 2,9 % ne décrivent pas votre marché.

Voici les ordres de grandeur français en 2026 :

Type d'offre Commission typique
TPE mobile type SumUp ou Zettle 1,69 % à 1,95 %, souvent sans frais fixe
Contrat monétique bancaire 0,4 % à 0,9 % + abonnement 10 – 30 €/mois + location TPE 15 – 35 €/mois
Solution de paiement intégrée à une caisse 1,2 % à 1,9 %
Offre avec frais fixe par transaction 1,4 % + 0,20 à 0,25 €

C'est cette dernière ligne qui doit vous alerter, et c'est là que les cafés se font avoir. Un centime fixe pèse énormément sur un petit ticket.

Votre ticket moyen 1,69 % sans frais fixe 1,4 % + 0,25 €
2,50 € (un café au comptoir) 1,69 % 11,4 %
8 € (café et viennoiserie) 1,69 % 4,5 %
18 € (une formule déjeuner) 1,69 % 2,8 %
45 € (un dîner) 1,69 % 2,0 %

Relisez la première ligne. Sur un café à 2,50 €, une offre annoncée « 1,4 % » vous coûte réellement 11,4 %. Le même contrat, dans un bistrot à 45 € de ticket moyen, coûte 2 %. Même prestataire, même grille tarifaire, factures totalement différentes.

Le calcul réel pour un petit café. Disons 200 000 € encaissés par carte, ticket moyen de 8 € — soit 25 000 transactions.

  • Contrat bancaire à 0,7 % + 25 €/mois d'abonnement + 25 €/mois de TPE : 1 400 € + 600 € = 2 000 € par an
  • TPE mobile à 1,69 % sans frais fixe : 3 380 € par an
  • Offre à 1,4 % + 0,25 € : 2 800 € + 6 250 € = 9 050 € par an

L'écart entre la meilleure et la pire ligne est de 7 050 € par an. Et les trois cafés utilisent un « logiciel de caisse gratuit ».

Ce qu'il faut faire :

  1. Demandez le taux effectif — total des frais divisé par le volume encaissé — et pas le pourcentage d'affichage.
  2. Demandez explicitement s'il y a un frais fixe par transaction. Sur un café, il compte plus que le pourcentage.
  3. Demandez si vous pouvez garder votre propre contrat monétique. Certaines caisses gratuites l'autorisent, beaucoup non. Cette seule réponse peut valoir des milliers d'euros.
  4. Faites monter votre ticket moyen. Une viennoiserie à 2 € attachée à un café à 2,50 € divise votre taux effectif par deux si vous êtes sur une offre à frais fixe.

Et méfiez-vous de la location de TPE. Une LOA sur 48 ou 60 mois à 29 € par mois, c'est 1 400 à 1 700 € pour un terminal qui en vaut 300, avec une résiliation anticipée coûteuse. Un « TPE offert » adossé à un engagement de trois ans n'est pas un cadeau, c'est un crédit.

Piège 3 : les plafonds calibrés pour qu'un café les atteigne au troisième mois

Les versions gratuites plafonnées ne sont pas malhonnêtes — ce sont des entonnoirs. Les limites sont placées juste en dessous de ce dont un café en activité a besoin.

Les murs habituels :

  • Nombre de produits (souvent 50 à 200). Un café avec ses boissons, ses tailles, ses laits, ses sirops et sa vitrine y arrive plus vite qu'on ne croit, parce que chaque variante compte.
  • Une seule caisse. Parfait jusqu'au jour où vous ouvrez un deuxième poste pour le rush du matin.
  • Un seul établissement. Dès la deuxième adresse, vous payez par établissement, à vie.
  • Historique limité à 30 ou 90 jours. Vous ne pouvez plus comparer mars à mars — exactement la comparaison qui sert à quelque chose.
  • Comptes salariés limités à 2 à 5. Un café tourne avec des extras et des temps partiels. Ce mur arrive vite.
  • Plafond de commandes mensuelles. Le plus pervers : vous êtes puni pour avoir fait un bon mois.

Coût quand vous heurtez un mur : 15 à 65 € par mois, soit 180 à 780 € par an.

Le test avant de vous engager : notez votre nombre de produits variantes comprises, le nombre de tickets de votre meilleur mois, et votre effectif week-ends inclus. Confrontez ces trois chiffres aux limites de la version gratuite. Si vous êtes à moins de 20 % d'une limite, vous la franchirez cette année.

Piège 4 : l'empilement des modules

La caisse de base est gratuite. Puis tout ce qui la rend utile se retrouve dans une boîte séparée, avec son propre prix.

Tarifs de marché courants, par mois :

Module Prix typique
Programme de fidélité 15 – 40 €
Commande en ligne 25 – 70 €
Rapports avancés 15 – 35 €
Gestion des stocks 25 – 50 €
Caisse supplémentaire 20 – 35 €
Planning et gestion d'équipe 25 € + 4 € par salarié
E-mailing et marketing 15 – 40 €

Prenez-en trois et votre caisse gratuite coûte 60 à 145 € par mois, soit 720 à 1 740 € par an — pour des fonctions qui, il y a dix ans, étaient dans la boîte.

Attention au piège classique du petit café : les stocks et les rapports avancés sont presque toujours des modules payants, et ce sont précisément les deux outils qui vous font économiser de l'argent. Vous finissez par payer les fonctions qui s'autofinancent, ce qui n'est pas absurde — arrêtez juste d'appeler ça une caisse gratuite après ça.

Piège 5 : engagement, dépendance et coût de sortie

Un produit gratuit avec un contrat, c'est étrange, mais ça existe — parce que le contrat est du côté du paiement, pas du logiciel.

Ce qu'il faut regarder avant de signer :

  • La durée d'engagement. Au-delà de 12 mois sur un contrat monétique, réfléchissez à deux fois.
  • Les frais de résiliation anticipée. Fréquents sur les contrats monétiques et les LOA de TPE.
  • La tacite reconduction. Certains contrats se renouvellent pour une période complète sauf dénonciation dans une fenêtre précise. En France, la loi Chatel impose une information préalable pour les contrats à tacite reconduction destinés aux consommateurs, mais les contrats professionnels y échappent souvent. Notez la date dans votre agenda.
  • Les clauses de révision tarifaire. Beaucoup de contrats permettent de relever votre taux avec un préavis. Votre « 0,7 % » devient 0,95 % en deuxième année et presque personne ne le remarque.
  • Le minimum mensuel de commission. C'est en février qu'il fait le plus mal.

Si un commercial refuse de mettre le taux effectif et les conditions de sortie par écrit, vous avez votre réponse.

Piège 6 : le support coûte en plus (ou n'existe pas)

Quand le lecteur de carte lâche à 8 h 15 un samedi, le support n'est pas un confort.

Les offres gratuites signifient souvent support par e-mail avec 24 à 48 heures de délai, ou un forum. Le support téléphonique se retrouve dans l'offre payante, à 20 à 50 € par mois.

Avant de vous engager, faites ce test : envoyez une vraie question à leur support un samedi matin et regardez quand la réponse arrive. Ça ne coûte rien et ça vous en dit plus que n'importe quelle page d'avis.

Piège 7 : vos données, votre carte, votre sortie

Le piège le plus discret. Vous passez six heures à saisir 180 produits dans une caisse gratuite. Deux ans plus tard, vous voulez partir.

En France, ce n'est pas qu'un désagrément : c'est un sujet réglementaire. Vous devez conserver vos pièces comptables 10 ans au titre du Code de commerce, et les données de caisse doivent rester archivées et présentables pendant le délai de reprise fiscal. Si vous quittez un éditeur sans pouvoir exporter vos archives, le problème n'est pas votre confort, c'est votre prochain contrôle.

Trois questions à poser dès le premier jour :

  1. Puis-je exporter mes produits, prix et options dans un fichier ? L'historique des ventes est souvent exportable. La carte, rarement — et c'est elle qui prend des jours à ressaisir.
  2. Puis-je récupérer mes archives de caisse dans un format lisible ? Demandez le format exact, pas une promesse.
  3. Si j'arrête, mes QR codes imprimés fonctionnent-ils encore ? Sur beaucoup de plateformes, les cartes QR meurent le jour où vous partez — et chaque chevalet de table devient un déchet.

Si une réponse est floue, partez du principe que c'est un non. Une carte que vous pouvez exporter est une carte qui vous appartient. Voici comment changer de logiciel de caisse sans ressaisir sa carte si vous êtes déjà coincé.

Piège 4 bis : l'imprimante dont vous n'avez peut-être plus besoin

Petite bonne nouvelle au milieu des pièges. Depuis le 1er août 2023, la loi AGEC a supprimé l'impression automatique des tickets de caisse : le ticket ne s'imprime plus que si le client le demande. La mesure a été reportée deux fois avant d'entrer en vigueur, ce qui explique les nombreuses dates fausses qui circulent encore.

Concrètement, pour un petit café : une imprimante thermique à 200 € et son papier ne sont plus une évidence. Un ticket envoyé par e-mail, par SMS ou par QR code suffit dans la plupart des cas.

Deux réserves à garder en tête : la note reste obligatoire à partir de 25 € TTC en restauration, et certains documents (ticket de carte bancaire, note demandée par le client) restent à fournir. Gardez une petite imprimante ou une solution numérique fiable pour ces cas.

Piège 2 bis : le matériel n'est pas gratuit non plus

Un logiciel gratuit tourne quand même sur quelque chose. Prix français réalistes pour 2026 :

Élément Prix typique Vous en avez besoin ?
Lecteur de carte sans contact 29 – 99 € Oui
Tablette 200 – 450 € Oui, ou celle que vous avez déjà
Support de tablette 40 – 120 € Confort, pas nécessité
Imprimante ticket 150 – 300 € Seulement si vous imprimez encore
Tiroir-caisse 60 – 150 € Seulement si vous prenez du liquide
Imprimante cuisine 200 – 350 € À éviter dans un petit café
Terminal tout-en-un 300 – 800 € À la place de tablette + lecteur

Un équipement raisonnable pour un petit café tient dans 250 à 600 €, ou 900 à 1 400 € si vous prenez le pack complet du comptoir.

Deux vigilances. Le matériel verrouillé : beaucoup de terminaux ne fonctionnent qu'avec l'entreprise qui vous les a vendus. Vous changez de prestataire, votre terminal à 600 € devient un presse-papier. Demandez avant d'acheter. Et la location longue durée, déjà évoquée : lisez ce que vous signez pour un terminal « offert ».

La sortie économique : faites tourner la caisse dans un navigateur sur une tablette que vous avez déjà, achetez un seul lecteur de carte, et laissez tomber l'imprimante. Moins de 150 € pour ouvrir.

Ce qu'un café paie vraiment : 3 exemples

Trois cafés de 6 tables, environ 200 000 € encaissés par carte, ticket moyen de 8 €.

Café A : rigoureux Café B : classique Café C : piégé
Logiciel 0 € 0 € 0 € pendant 4 mois, puis 59 €/mois
Commissions carte 2 000 € (contrat bancaire 0,7 %) 3 380 € (1,69 % à taux plein) 9 050 € (1,4 % + 0,25 €)
Matériel 150 € (tablette existante + lecteur) 900 € (pack comptoir) LOA 29 €/mois = 348 €
Modules 0 € 300 € (fidélité) 960 € (fidélité + rapports + commande en ligne)
Support 0 € 0 € 240 €
Total première année 2 150 € 4 580 € 11 070 €

Même taille de café. Même « caisse gratuite ». 8 920 € d'écart sur une année — et presque tout se joue dans la première semaine.

Le café C n'a rien fait de stupide non plus. Il a pris le pack qu'on lui proposait, accepté le taux par défaut, et ajouté des fonctions au fil de sa croissance. C'est le chemin normal. Le chemin normal est le chemin cher.

Quand le gratuit est vraiment gratuit

Un logiciel peut-il vraiment être à 0 € sans piège ? Oui — et la vraie raison est un peu décevante.

Les outils de base de la restauration ont cessé d'être une prouesse technique. Une caisse additionne des lignes, applique une TVA, partage une addition et édite un ticket. C'est de l'arithmétique. Une carte QR est un lien vers une liste. Un rapport, c'est un regroupement de chiffres par jour. Tout cela coûtait cher à construire en 2005 et coûte très peu à faire tourner en 2026. Héberger la carte et les commandes d'un petit café coûte quelques centimes par mois à une plateforme.

Ce qui coûte vraiment cher aujourd'hui, c'est l'IA. Chaque réponse consomme du calcul que quelqu'un paie. C'est la seule brique réellement nouvelle et réellement coûteuse de la pile — d'où les plateformes sérieuses qui facturent l'IA à l'usage et laissent le reste gratuit.

Le bon test n'est donc pas « est-ce gratuit ? » mais « qu'est-ce qui le finance ? ». Trois réponses sont acceptables, une ne l'est pas :

  • Des options payantes que vous pouvez ignorer — des crédits d'IA à l'usage, par exemple.
  • L'encaissement, si le taux est correct et annoncé d'avance.
  • La vente de matériel, si le matériel n'est pas verrouillé.
  • La revente de vos données, ou un modèle qui ne tient que si vous êtes coincé.

Posez la question à voix haute. Une entreprise avec une réponse propre vous la donne en une phrase.

Les caisses gratuites du marché et leur vrai piège

Les conditions changent — vérifiez toujours la page en vigueur avant de vous inscrire. Au moment où nous écrivons, en 2026 :

Solution Coût du logiciel Le piège honnête
Tabres 0 €, sans carte à l'inscription La disponibilité de la caisse dépend des règles de votre pays : en France, vérifiez la certification avant d'en faire votre caisse unique. Les fonctions d'IA sont facturées à l'usage
Hiboutik Version gratuite Éditeur français ; la certification et les fonctions avancées relèvent des offres payantes
SumUp Application gratuite Construite autour du lecteur et des taux SumUp
Zettle by PayPal Application gratuite Encaissement obligatoire chez PayPal, au taux affiché
Square Version gratuite Encaissement obligatoire chez Square, au taux affiché
Loyverse Application de base à 0 € Gestion des employés et fonctions avancées en modules payants

Pour une comparaison plus poussée, voyez notre sélection des 5 meilleurs logiciels de caisse gratuits et le détail de ce que coûte vraiment un logiciel de caisse.

Les 10 questions à poser avant de vous inscrire

Copiez-les. Posez-les par écrit. Un bon prestataire répond aux dix en cinq minutes.

  1. Pouvez-vous m'envoyer le certificat de conformité de votre logiciel de caisse ?
  2. Quel est mon taux effectif, frais fixe par transaction compris ?
  3. Puis-je garder mon propre contrat monétique ?
  4. Quelles sont les limites de l'offre gratuite — produits, caisses, salariés, commandes, historique ?
  5. Quelles fonctions sont des modules payants ?
  6. Y a-t-il un engagement, et quels sont les frais de résiliation ?
  7. Pouvez-vous augmenter mon taux, et avec quel préavis ?
  8. Puis-je exporter ma carte, mon historique et mes archives dans un fichier ?
  9. Le matériel est-il verrouillé chez vous ?
  10. Quel support ai-je un samedi matin, et à quel prix ?

Une hésitation sur les questions 1, 2, 3 ou 8 est un signal d'alarme. C'est là que se logent l'argent, le risque juridique et la dépendance.

6 signaux d'alerte dans une offre « gratuite »

  • Une carte bancaire demandée à l'inscription. C'est un essai, pas un produit gratuit.
  • Aucun certificat de conformité, ou une réponse du type « nous sommes conformes ». Le certificat est un document. Demandez le document.
  • Un taux « compétitif » jamais chiffré. Les chiffres existent. S'ils les cachent, c'est pour une raison.
  • Le TPE offert contre 48 mois d'engagement. C'est un crédit avec une machine à café dessus.
  • Aucun bouton d'export dans la démo. Demandez à le voir, pas à en entendre parler.
  • « Illimité » avec un astérisque. Si la page tarifaire dit illimité et que les CGV disent « usage raisonnable », ce sont les CGV qui gagnent. Demandez le nombre réel.

Questions fréquentes

Un logiciel de caisse gratuit est-il vraiment gratuit pour un café ? Le logiciel, souvent oui. Le système complet, rarement. Comptez 0 € par mois d'application, 250 à 1 400 € une fois pour le matériel, et 2 000 à 9 000 € par an de commissions carte sur 200 000 € encaissés. Des solutions sans carte à l'inscription, sans plafond et sans frais par établissement existent bel et bien.

Où est le piège avec les caisses gratuites en France ? La certification, d'abord. Un logiciel de caisse non conforme expose à 7 500 € d'amende par système, et depuis la loi de finances 2025 seule une certification par un organisme accrédité est acceptée. Ensuite viennent les commissions, les plafonds, les modules payants et l'export de données.

Faut-il une caisse certifiée pour un petit café ? Si vous êtes assujetti à la TVA et que vous enregistrez les règlements de vos clients, oui. Les entreprises en franchise en base de TVA ne sont en principe pas concernées, mais un café dépasse vite ces seuils. Faites confirmer votre situation par votre expert-comptable.

Pourquoi un café paie-t-il proportionnellement plus de commissions qu'un restaurant ? À cause des petits tickets. Un frais fixe de 0,20 à 0,25 € pèse beaucoup plus lourd sur un café à 2,50 € que sur un dîner à 45 €. Une offre à « 1,4 % + 0,25 € » coûte réellement 11,4 % sur un café et 2 % sur un dîner. Privilégiez une offre sans frais fixe, ou un contrat bancaire au pourcentage.

Peut-on utiliser une caisse gratuite sans encaissement carte intégré ? Souvent oui pour le liquide et la saisie manuelle, mais l'offre gratuite existe généralement pour alimenter l'activité d'encaissement. Certaines plateformes acceptent réellement que vous branchiez votre propre contrat monétique. Posez la question avant de tout paramétrer.

Faut-il acheter du matériel pour une caisse gratuite ? Peu. Si la caisse tourne dans un navigateur, utilisez une tablette que vous avez déjà et un seul lecteur de carte, pour moins de 150 €. Depuis août 2023, le ticket ne s'imprime plus automatiquement, donc l'imprimante n'est plus une évidence pour un petit café.

Combien coûte une caisse de café par mois, tout compris ? Sur une plateforme réellement gratuite avec votre propre matériel : 0 € de logiciel, et seulement vos commissions. Sur une version gratuite classique avec deux modules : 50 à 150 € par mois, plus les commissions. La ligne logiciel est la plus facile à ramener à zéro.

Que deviennent mes données si la caisse gratuite ferme ? Tout dépend des outils d'export, d'où l'intérêt de les tester dès le premier jour. Exportez votre carte, votre historique et vos archives une fois par trimestre et gardez les fichiers. Dix minutes par trimestre, et le risque disparaît — en plus de vous mettre en règle avec vos obligations de conservation.


Le logiciel de caisse gratuit n'est pas une arnaque. Une caisse coûte réellement peu cher à faire tourner aujourd'hui, et une entreprise qui facture encore 200 € par mois vous facture 2015.

Mais en France, « gratuit » ne décrit qu'une ligne de votre facture, et ce n'est même pas la plus risquée. Demandez le certificat de conformité avant de parler de prix. Demandez ensuite votre taux effectif, frais fixe compris, parce que 25 centimes sur un café à 2,50 € font plus de dégâts que n'importe quel abonnement. Et vérifiez que vous pouvez exporter votre carte et vos archives.

Faites ces trois choses et le gratuit est exactement ce qu'il annonce. Sautez-les et vous paierez le logiciel de toute façon — simplement d'une manière qui n'apparaîtra jamais sur une facture.

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