20 idées de textes d'en-tête et de pied de carte : accueil, règles, promotions (2026)
Il y a deux blocs de texte sur votre carte digitale que presque tous les clients lisent, et que presque tous les restaurants laissent vides. L'un se trouve au-dessus de la première catégorie. L'autre sous le dernier plat. L'en-tête est la première chose qu'on voit après avoir scanné le QR code de la table. Le pied de page est la dernière chose qu'on voit avant de reposer le téléphone et de reprendre la conversation.
Réponse courte : mettez un accueil court et une information utile dans l'en-tête — deux lignes, 15 à 25 mots, pas un paragraphe. Mettez les règles de la maison, les mentions obligatoires et l'appel à l'action dans le pied de page : information allergènes, origine des viandes, mention « fait maison » si vous y avez droit, moyens de paiement acceptés, Wi-Fi, réseaux sociaux et demande d'avis. Écrivez-le en français d'abord, puis dans chaque langue que vous publiez. Gardez l'en-tête sous 200 caractères et le pied de page sous 800. Ensuite, changez la ligne promo quatre fois par an, parce qu'un message qui ne change jamais cesse d'être lu.
Voilà la structure. Ci-dessous, 20 idées de textes à reprendre mot pour mot, plus les formulations qui agacent discrètement et celles que la réglementation française vous impose réellement.
En-tête ou pied de page : qu'est-ce qui va où
C'est l'erreur la plus fréquente. Les gens entassent leur avertissement allergènes et leurs horaires dans l'en-tête, et un client qui voulait juste voir les burgers doit faire défiler un mur de texte pour trouver de quoi manger.
Voici la répartition qui fonctionne :
| Bloc | Rôle | Longueur | Ce qui va dedans |
|---|---|---|---|
| En-tête | Accueillir, orienter, poser une attente | 15 à 25 mots, 1 à 2 lignes | Salutation, qui vous êtes, comment on commande, la suggestion du jour, la note sur les langues |
| Pied de page | Règles, mentions, quoi faire ensuite | 60 à 120 mots | Allergènes, origine des viandes, fait maison, moyens de paiement, Wi-Fi, réseaux, demande d'avis, horaires, adresse |
La règle derrière la règle : l'en-tête se tient entre un client affamé et la nourriture. Faites-lui payer un loyer. Chaque mot là-haut doit mériter sa place, parce qu'il retarde le dîner.
Le pied de page, c'est l'inverse. Quelqu'un qui arrive en bas a déjà parcouru toute la carte. Il est détendu, il flâne, et c'est exactement la personne qui lira votre offre du mardi.
La règle de l'en-tête : deux lignes, un seul rôle
Un bon en-tête fait une chose bien. Pas quatre choses mal.
Regardez la différence :
Faible : « Bienvenue dans notre restaurant ! Nous sommes ouverts du lundi au dimanche de 11 h à 23 h. Nous n'utilisons que des produits frais. Merci de signaler toute allergie à votre serveur. Suivez-nous sur Instagram ! Nous faisons aussi des privatisations. Mot de passe Wi-Fi : invite2026. »
Fort : « Bienvenue chez Marlow. Tout est cuisiné à la commande, alors laissez-nous quelques minutes — ça vaut le coup. »
La seconde version fait 17 mots. Elle accueille, elle explique l'attente avant que quiconque s'impatiente, et elle a un peu de personnalité. Tout le reste de la première version appartient au pied de page, là où ça ne se met pas devant la cuisine.
Encore une chose avant la liste. Écrivez comme une personne, pas comme une entreprise. « Nous sommes heureux de vous accueillir » est une phrase que personne n'a jamais prononcée à voix haute. « Content de vous voir » si. Lisez votre en-tête à haute voix : si vous auriez honte de le dire à un client à la porte, réécrivez-le.
Messages d'accueil : idées 1 à 7
1. L'accueil chaleureux tout simple
L'option la plus sûre, et toujours meilleure qu'une case vide. Nommez la maison, ajoutez une émotion, arrêtez-vous.
« Bienvenue au Café Nord. Prenez votre temps, rien ne presse ici. »
« Bonjour, content que vous nous ayez trouvés. Tout ce qui est sur cette carte est préparé sur place. »
Pourquoi ça marche : ça transforme un écran en accueil. Un client qui scanne un code et tombe sur une liste nue de prix a l'impression d'utiliser un distributeur automatique. Douze mots suffisent à corriger ça.
2. Qui vous êtes, en une ligne
Vous avez une histoire. La plupart des restaurants l'enterrent sur une page « À propos » que personne n'ouvre. La carte, c'est là où les gens sont vraiment.
« Affaire de famille depuis 1998. Troisième génération en cuisine, mêmes recettes. »
« Un cuisinier, un four à bois, ce que le marché avait ce matin. »
Restez sur une seule ligne et soyez précis. « Passionnés de cuisine » ne dit rien — tous les restaurants de la Terre seraient d'accord. « Même levain depuis 2011 » est un fait, et les faits restent.
3. Comment on commande ici
L'en-tête le plus sous-estimé de la liste. Si votre parcours de commande n'est pas évident, les clients hésitent, et un client qui hésite commande moins.
« Commande au comptoir, on vous apporte. Votre numéro de table est sur le chevalet. »
« Regardez la carte, puis faites-nous signe — un serveur vient prendre la commande. »
« Commandez et payez depuis votre téléphone. Votre table est déjà dressée. »
Cette seule ligne supprime le moment gênant du « je vais au comptoir ou j'attends ? » qui coûte cinq minutes à chaque table. Elle est particulièrement utile si vous venez de passer à la commande à table et que la moitié de vos habitués attend encore l'ancienne façon de faire.
4. D'où vient la marchandise
L'approvisionnement fait vendre, et il vend mieux en huit mots qu'en un paragraphe.
« Poisson débarqué ce matin à la criée. Légumes de la ferme Wilson, à 20 km. »
« Pain cuit ici à 5 h. Quand il n'y en a plus, il n'y en a plus. »
Deux avertissements. N'écrivez ça que si c'est vrai — quelqu'un posera la question, et vos serveurs doivent pouvoir répondre. Et nommez la ferme, le bateau ou le village : les revendications vagues (« produits locaux ») sonnent marketing, les précises sonnent fierté.
Rappel réglementaire au passage : dès que vous mettez en avant une origine, elle doit être exacte. Et l'origine des viandes n'est pas facultative en restauration — elle est obligatoire pour le bœuf depuis 2002, et l'obligation a été étendue en 2022 au porc, à l'agneau et à la volaille.
5. L'accueil des visiteurs étrangers
Si vous êtes dans une zone touristique, cet en-tête fait plus pour votre ticket moyen que tout le reste.
« Bienvenue ! Carte disponible en anglais, allemand et espagnol — changez de langue en haut. Prix nets, service compris. »
« Bienvenue. Touchez le drapeau pour changer de langue. Aucun supplément de service. »
Trois choses en une ligne : un accueil, une indication que la carte change de langue, et la réponse à leur inquiétude sur l'argent. Les touristes craignent davantage d'être surfacturés que d'être mal servis. Répondez avant qu'ils ne demandent.
Attention à un point spécifiquement français : la loi Toubon (loi n° 94-665) impose le français dans la présentation d'un service. Une carte uniquement en anglais n'est pas conforme. Les autres langues sont un ajout, jamais un remplacement, et la version française doit être aussi complète et lisible. Si vous accueillez beaucoup de visiteurs, les cartes QR multilingues pour touristes creusent le sujet — l'en-tête n'est utile que si le changement de langue qu'il promet existe vraiment.
6. La note « quelque chose a changé »
Nouvelle carte, nouveau chef, nouveaux horaires, réouverture après travaux. Les habitués le remarquent, et il vaut mieux qu'ils l'apprennent de vous.
« Nouvelle carte d'automne, à partir d'aujourd'hui. Vos classiques préférés sont toujours là, dans Les incontournables. »
« Nouveau chef, nouveaux plats. Même blanquette du dimanche — on n'est pas fous. »
Celui-ci a une date de péremption. Mettez un rappel pour l'enlever après trois ou quatre semaines, sinon il devient un mensonge.
7. La ligne « vous ne savez pas quoi prendre ? »
La fatigue décisionnelle est réelle, et un client coincé entre six plats se rabat souvent sur le moins cher ou le plus familier. Un en-tête peut l'orienter.
« Première fois ? Prenez la joue de bœuf. Personne ne l'a jamais regretté. »
« Les choix du chef sont marqués d'une étoile. Commencez par là. »
C'est de la vente additionnelle polie, faite une fois, en haut, sans qu'un serveur ait à la jouer. Pointez un plat dont vous êtes fier et qui dégage une bonne marge — c'est une décision d'ingénierie de la carte plus qu'une décision d'écriture.
Des règles qui ne sonnent pas comme des règles : idées 8 à 14
Le truc avec les règles : les clients n'ont rien contre le fait qu'on leur explique comment ça marche. Ils détestent qu'on les gronde. Chaque ligne ci-dessous peut s'écrire des deux façons, et la différence se mesure en pourboires et en avis.
8. La ligne allergènes — le texte le plus important de votre carte
Si vous n'écrivez qu'une ligne cette année, écrivez celle-ci. Mais attention : en France, elle ne suffit pas à elle seule.
C'est la grande différence avec les articles anglo-saxons, et elle compte. Le décret n° 2015-447 et l'arrêté du 8 octobre 2015 imposent une information sur les 14 allergènes réglementaires qui soit écrite, disponible avant la commande, et accessible sans que le client ait à la demander. Autrement dit : l'information doit être par plat, sur la carte ou sur un support visible et consultable librement — pas seulement une invitation à interroger le serveur.
Votre pied de page complète donc l'information, il ne la remplace pas :
« Allergies ou intolérances ? L'information allergènes de chaque plat est indiquée sur la carte. Notre équipe est à votre disposition pour toute question. »
Une carte digitale fait ça beaucoup mieux qu'un astérisque en bas de page : des étiquettes allergènes par plat, dans chaque langue publiée. Déclarer les allergènes sur une carte digitale explique comment structurer ça, et les règles européennes sur les allergènes donnent le cadre complet.
Deux raisons de plus de prendre ça au sérieux. Un client qui n'obtient pas de réponse ne commande rien, ou s'en va. Et l'autorité qui contrôle, c'est la DGCCRF au niveau national et la DDPP au niveau local — ce n'est pas un sujet théorique.
Un ajout typiquement français, hors liste réglementaire : le sarrasin (blé noir). Il n'est pas dans les 14 allergènes obligatoires, mais il représente une part notable des anaphylaxies alimentaires recensées en France. Si vous faites des galettes, dites-le.
9. Les mentions obligatoires que vous devez déjà afficher
L'équivalent français de l'« avertissement produits crus » américain n'existe pas sous cette forme. En revanche, plusieurs mentions sont bel et bien obligatoires, et votre pied de page est le bon endroit pour les rassembler quand elles ne figurent pas ailleurs :
- L'origine des viandes (bœuf, porc, agneau, volaille) servies dans vos plats.
- La mention « fait maison », si vous y avez droit — et uniquement si vous y avez droit.
- Les prix TTC, service compris.
- Le rappel de la carafe d'eau du robinet gratuite, que tout établissement servant des repas doit fournir et signaler.
Une formulation qui coche plusieurs cases sans ressembler à un avis administratif :
« Bœuf et volaille d'origine France. Plats « fait maison », préparés sur place à partir de produits bruts. Prix nets, service compris. Carafe d'eau offerte, demandez-la. »
Un mot sur le « fait maison », parce que c'est l'inverse exact du conseil anglophone. En anglais, « homemade » est un mot creux à supprimer. En français, « fait maison » est une mention définie par le décret n° 2014-1652 : plats entièrement cuisinés sur place à partir de produits bruts, avec une liste limitative d'ingrédients admis, et un logo officiel. Si vous êtes éligible, c'est la ligne la plus forte de toute votre carte. Si vous ne l'êtes pas, l'écrire est une pratique commerciale trompeuse.
Et si vous servez des produits crus ou peu cuits — tartare, carpaccio, huîtres, œuf coulant —, il n'y a pas de formule imposée, mais une phrase claire reste une bonne idée pour les publics sensibles :
« Tartares et carpaccios sont servis crus. Nous vous les déconseillons aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes immunodéprimées. »
10. « Tout est cuisiné à la commande »
Cette ligne évite plus de mauvais avis que n'importe quelle autre phrase de cet article.
« Chaque plat est préparé au moment de la commande. Les soirs chargés, comptez 20 à 25 minutes pour un plat. Merci de votre patience. »
Donner le chiffre, c'est tout le truc. Un client à qui on annonce 20 minutes et qui attend 22 minutes va bien. Un client à qui on n'annonce rien et qui attend 18 minutes regarde son téléphone dès la dixième. L'attente annoncée bat la vitesse presque à chaque fois — c'est d'ailleurs pour ça que « 45 minutes d'attente, c'est normal ? » revient si souvent dans les avis.
11. Prix, service et pourboires — dites-le avant l'addition
Les surprises d'argent en fin de bon repas sont le moyen le plus rapide de transformer une table heureuse en avis à une étoile.
En France, la base est simple et vous joue en votre faveur : les prix affichés sont TTC, service compris (arrêté du 27 mars 1987). Il n'y a ni taxe ajoutée à la caisse ni frais de service obligatoire à annoncer, contrairement aux États-Unis. Dites-le, parce que vos clients étrangers ne le savent pas et que vos clients français apprécient la clarté :
« Prix nets, service compris. Aucun frais caché. Le pourboire est libre — et toujours partagé avec l'équipe. »
« Suppléments et accompagnements : prix indiqués à côté de chaque option. »
Deux précisions qui évitent des ennuis :
- Les suppléments doivent porter leur prix. Un supplément « discret » n'est pas une technique commerciale, c'est un manquement à l'affichage.
- Les boissons doivent indiquer leur contenance en plus de leur prix.
Si vous vous demandez comment gérer les pourboires côté équipe et côté terminal de paiement, le service et le pourboire en restauration fait le tour de la question. Et sur l'affichage des prix TTC, prix TTC ou HT sur la carte traite le cas des cartes B2B et des traiteurs.
12. Moyens de paiement, minimum carte et titres-restaurant
Coûte trois secondes à écrire, évite une discussion par semaine.
« Carte, sans contact et espèces. Pas de minimum. »
« Carte uniquement — nous ne gardons pas d'espèces sur place. »
« Minimum 10 € en carte, désolé. Petite maison, petites marges. »
Cette dernière formulation fonctionne parce qu'elle s'explique en quatre mots. Une règle avec une raison ne se reçoit pas du tout comme une règle sans raison. Un point juridique : vous pouvez fixer un minimum de paiement par carte, à condition de l'afficher clairement et lisiblement avant la commande. Le pied de page compte, mais l'affichage à la caisse ou sur le chevalet reste plus sûr.
Et surtout, la ligne que les cartes françaises oublient tout le temps :
« Titres-restaurant acceptés (carte et papier). Pas de rendu de monnaie. »
Si vous êtes en zone de bureaux, c'est peut-être la ligne la plus rentable de votre pied de page. Rappelez-vous que le plafond journalier d'utilisation est réévalué régulièrement — vérifiez le montant en vigueur avant de l'écrire noir sur blanc, et souvenez-vous que la commission de l'émetteur (souvent 3 à 5 %) pèse sur votre marge.
13. Partager l'addition — annoncez votre politique dès le début
Les groupes s'inquiètent de ça dès qu'ils s'assoient, et poser la question à la fin est gênant.
« On partage l'addition comme vous voulez — dites-le-nous au moment de commander. »
« Nous pouvons répartir sur 4 cartes maximum par table. Au-delà, un seul règlement, merci. »
Même la version restrictive passe très bien quand elle est écrite. Elle n'agace que lorsqu'elle arrive en surprise après le dessert. Si le partage d'addition complique vos services, comment gérer les additions partagées traite le côté opérationnel.
14. Grands groupes, durée de table et petites règles
Droit de bouchon, gâteau d'anniversaire, chiens, ordinateurs, durée d'occupation. Le sujet préféré de personne, et bien mieux à l'écrit que dans une conversation tendue.
« Les tables sont à vous 2 heures les vendredis et samedis soir. En semaine, restez autant que vous voulez. »
« Apportez votre gâteau : 3 € par personne pour les assiettes et les bougies. Apportez votre vin : droit de bouchon 15 €. »
« Chiens bienvenus en terrasse. Ordinateurs bienvenus avant midi. »
Écrivez-les avec la voix de quelqu'un qui rend service, pas de quelqu'un qui pose la loi. « Les tables sont à vous 2 heures » et « durée maximale d'occupation 2 heures, sans exception » disent la même chose et n'atterrissent pas du tout au même endroit.
Deux règles françaises qui méritent leur ligne, parce qu'elles sont obligatoires et qu'elles font bonne impression :
« Il vous reste quelque chose ? Demandez un contenant, c'est gratuit. »
« Établissement non-fumeur, y compris en terrasse fermée. »
Le contenant à emporter (« doggy bag ») est obligatoire sur demande du client depuis le 1er juillet 2021. Beaucoup de clients ne le savent pas et n'osent pas demander. L'écrire vous coûte une ligne et vous fait passer pour une maison qui ne gaspille pas.
Promotions et suites à donner : idées 15 à 20
Le pied de page est le seul endroit de votre carte où une promotion ne ressemble pas à une publicité, parce que le client a déjà choisi d'être là.
15. La suggestion du jour ou l'happy hour
« Happy hour 17 h-19 h, 2 € de moins sur toutes les boissons. Oui, y compris le bon gin. »
« Formule du midi jusqu'à 15 h : entrée, plat et café pour 16 €. »
Mettez une heure dedans. Une promotion sans échéance n'est qu'un prix. Gardez-la dans l'en-tête si elle est urgente et change chaque jour, et dans le pied de page si c'est un rendez-vous hebdomadaire permanent.
Petit rappel : une promotion sur les boissons alcoolisées reste encadrée. Les « open bars » et les incitations à la consommation excessive sont interdits, et l'happy hour doit s'accompagner d'une offre équivalente en boissons sans alcool.
16. L'offre des soirs creux
Regardez votre pire jour. Puis écrivez une ligne qui le répare.
« Le mardi est calme, donc toutes les pâtes sont à 12 € toute la soirée. Dites-le autour de vous. »
« Dimanche 17 h-19 h : les enfants mangent offert avec un plat adulte. On a besoin de bruit. »
L'honnêteté est le vrai argument. Les clients savent que le mardi est mort — le dire à voix haute transforme l'offre en invitation plutôt qu'en remise. Si les semaines creuses sont votre vrai problème, il y a plus d'idées dans comment remplir sa salle en semaine.
17. La ligne Wi-Fi
La ligne de pied de page la plus lue dans n'importe quel café, et celle qui évite à votre équipe d'épeler un mot de passe quinze fois par service.
« Wi-Fi gratuit : CafeNord_Invite — sans mot de passe. »
« Wi-Fi : CafeNord_Invite / Mot de passe : cafecreme2026 »
Mieux encore, associez-la à un code scannable sur la table pour que personne n'ait rien à taper. Créer un QR code Wi-Fi pour ses tables prend environ cinq minutes.
18. Suivez-nous — avec une raison
« Suivez-nous sur Instagram » est du papier peint. Personne ne suit un restaurant parce qu'il l'a demandé.
« @cafenord — on publie l'ardoise du jour tous les matins à 8 h. »
« Suivez-nous pour la carte du vendredi. C'est honnêtement la seule bonne raison. »
Donnez au compte un travail à faire pour les gens. « Voir les suggestions de demain en avant-première » est un bénéfice. « Suivez-nous » est une corvée.
19. La demande d'avis — pied de page uniquement, et courte
Le pied de page est exactement le bon endroit, parce que le client y arrive après avoir mangé plutôt qu'avant.
« Si ça vous a plu, un avis Google nous aide plus que vous ne le croyez. Ça prend 10 secondes. »
Annoncer le temps que ça prend baisse la barrière plus que n'importe quelle formule polie. Ne mettez jamais ça dans l'en-tête : demander un avis avant que le plat n'arrive est le meilleur moyen d'avoir l'air de ne pas y croire.
Une limite à respecter : demander des avis est légal, en acheter ou n'en solliciter que les clients contents en filtrant les autres ne l'est pas — c'est une pratique commerciale trompeuse. Si les avis comptent pour votre remplissage, comment obtenir plus d'avis Google donne le cadre complet.
20. « On fait plus que cette salle »
La plupart des clients ignorent totalement que vous faites du traiteur, de la livraison ou de la privatisation. Votre pied de page est de la publicité gratuite auprès de gens qui vous apprécient déjà.
« Nous livrons dans un rayon de 5 km, 17 h-22 h. Commande sur cafenord.fr. »
« Privatisation jusqu'à 30 personnes. Demandez-nous, ou écrivez à [email protected]. »
« Fermé ? La cuisine prend les précommandes pour demain. »
C'est la ligne la plus rentable de tout le pied de page pour la plupart des restaurants, et celle qui manque le plus souvent. Ajoutez les horaires et les limites pour que personne ne soit déçu — fixer ses frais de livraison, minimums et zones explique quels chiffres retenir.
Six règles pour écrire le texte lui-même
1. Une idée par ligne. Un pied de page avec six lignes courtes se lit. Un pied de page en un long paragraphe se saute entièrement.
2. Gardez l'en-tête sous 200 caractères. Soit environ deux lignes sur un téléphone. Plus long, vous poussez votre première catégorie sous la ligne de flottaison, ce qui vous coûte des commandes — le haut de la carte est votre espace le plus précieux, comme l'explique le design d'une carte digitale.
3. Gardez le pied de page sous 800 caractères. La plupart des outils autorisent bien plus — deux mille caractères est courant. C'est une limite, pas un objectif.
4. Écrivez les règles comme des services rendus. « On peut faire X » bat « nous ne faisons pas Y » à chaque fois, même quand le sens est identique.
5. Pas de points d'exclamation au pluriel. Un seul est amical. Trois donnent l'impression que votre restaurant est nerveux.
6. Lisez à voix haute. Si ça sonne comme des conditions générales, c'en sont. Réécrivez comme le dirait un maître d'hôtel.
Le français d'abord, puis chaque langue publiée
C'est là que la plupart des cartes multilingues s'effondrent. Les noms de plats sont traduits, et l'en-tête et le pied de page restent dans une seule langue — un client allemand se retrouve avec une carte parfaitement traduite surmontée d'un accueil et d'une information allergènes qu'il ne comprend pas.
C'est le pire résultat possible, parce que la ligne allergènes est précisément celle qu'un client doit comprendre.
Trois points à réussir :
- Le français est obligatoire, pas optionnel. La loi Toubon impose que la version française soit présente, complète et au moins aussi lisible. Les noms de plats consacrés (pizza, tapas, fish and chips) et les marques sont admis tels quels — c'est la description qui doit être en français.
- Traduisez le sens, pas les mots. Un accueil chaleureux traduit littéralement devient souvent raide ou étrangement formel. Faites réécrire par un locuteur natif.
- Localisez les règles, pas seulement la langue. Le pourboire, l'affichage des prix et les usages autour du droit de bouchon diffèrent complètement entre la France, les Pays-Bas et les États-Unis. Un pied de page qui dit « les pourboires sont les bienvenus » se lit très différemment selon le pays, notamment parce qu'en Europe le personnel est payé autrement.
- Vérifiez la longueur. L'allemand et le néerlandais sont nettement plus longs que le français. Un en-tête de deux lignes propres peut en faire quatre et chasser votre première catégorie de l'écran.
Les bons outils de carte stockent l'en-tête et le pied de page par langue, ce qui vous permet d'écrire un message différent pour chacune plutôt que de traduire une seule chaîne. Servez-vous-en correctement — comment traduire la carte de son restaurant traite le sujet en entier.
Ce qu'il ne faut jamais mettre dans un en-tête ou un pied de page
J'ai vu tout ça sur de vraies cartes.
- Vos horaires complets dans l'en-tête. Les clients qui lisent votre carte sont en général déjà assis chez vous. Ils savent que vous êtes ouvert.
- Un mur de mentions en haut. Les informations allergènes et les mentions obligatoires vont en pied de page, sous la cuisine, là où elles ne bloquent rien.
- « Merci d'être patient avec notre personnel. » Ça se lit comme un avertissement que le service sera mauvais.
- Des prix ou des promotions expirés. Une « offre d'été » toujours affichée en novembre dit à vos clients que rien sur cette carte n'est à jour.
- Le mot de passe Wi-Fi changé le mois dernier. Quelqu'un l'essaiera. Quelqu'un se plaindra.
- Un paragraphe sur votre philosophie. Personne ne scanne un QR code en espérant lire une profession de foi.
- « Prix susceptibles d'être modifiés sans préavis. » Vrai de tous les restaurants du monde. Ça n'ajoute rien et ça sonne défensif.
- Plus de trois mots en MAJUSCULES. Ça ne fait pas urgent. Ça fait crier.
- Un numéro de téléphone sans raison d'appeler. Donnez-lui un rôle : « Appelez pour les groupes de plus de 8. »
- Des émojis à la place des mots. Un seul passe. Une rangée rend une mention obligatoire non sérieuse, et se lit mal sur les lecteurs d'écran.
Changez la ligne promo quatre fois par an
Le texte d'en-tête et de pied de page est le support marketing le moins cher que vous possédiez. Contrairement à une carte imprimée, le modifier ne coûte rien et prend deux minutes — et pourtant la plupart des restaurants l'écrivent une fois et n'y reviennent jamais.
Un calendrier simple qui fonctionne :
| Quand | En-tête | Pied de page |
|---|---|---|
| Printemps | Plats de saison, terrasse ouverte | Horaires de terrasse, offre du dimanche |
| Été | Boissons fraîches, terrasse, note sur les langues | Horaires de livraison, Wi-Fi, réseaux |
| Automne | Nouvelle carte, plats réconfortants | Privatisation pour les fêtes de fin d'année |
| Hiver | Menu de fêtes, horaires spéciaux | Réservations de groupe, cartes cadeaux, demande d'avis |
Gardez les lignes permanentes — allergènes, origine des viandes, prix TTC, moyens de paiement — toute l'année. Seules la ligne du haut et la ligne promo tournent. Dix minutes, quatre fois par an.
Comment savoir si ça marche
Vous ne pouvez pas tester un message d'accueil comme une page de vente, mais vous n'êtes pas aveugle pour autant.
Regardez jusqu'où les gens font défiler. La plupart des plateformes de carte digitale suivent les catégories réellement atteintes. Si votre en-tête est passé de deux à six lignes et que moins de gens atteignent la catégorie deux, c'est l'en-tête.
Comptez les questions que vos serveurs ne reçoivent plus. C'est le vrai signal, et il arrive dès le premier service. Quand « c'est quoi le Wi-Fi ? » et « vous partagez l'addition ? » disparaissent de la salle, votre pied de page fait son travail.
Surveillez le plat que vous avez pointé. Si votre en-tête dit « prenez la joue de bœuf » et que les ventes de joue de bœuf ne bougent pas en deux semaines, soit la ligne n'est pas lue, soit le plat n'est pas la vedette que vous croyez. Un rapport de meilleures ventes répond à ça en une minute.
Relisez vos avis du dernier mois. Les plaintes sur les temps d'attente, les frais surprise ou le « personne ne nous avait prévenus » sont presque toujours un problème de pied de page déguisé en problème de service.
Changez une chose à la fois. Changez l'en-tête, le pied de page et vos prix la même semaine, et vous ne saurez jamais lequel a bougé.
Questions fréquentes
Que faut-il écrire dans l'en-tête d'une carte de restaurant ? Un accueil court et une information utile — 15 à 25 mots, deux lignes maximum. Nommez votre maison, ajoutez une ligne de personnalité, et posez une seule attente : comment on commande, ou combien de temps prend un plat. Gardez les règles et les mentions pour le pied de page.
Que doit contenir le pied de page d'une carte digitale ? Le rappel de l'information allergènes, l'origine des viandes, la mention « fait maison » si vous y avez droit, les prix TTC service compris, les moyens de paiement acceptés (titres-restaurant compris), le Wi-Fi, et un appel à l'action comme une demande d'avis ou votre lien de livraison. En lignes courtes séparées, pas en paragraphe.
Un bon message d'accueil, ça ressemble à quoi ? À quelque chose que vous diriez vraiment à la porte. « Bienvenue chez Marlow. Tout est cuisiné à la commande, alors laissez-nous quelques minutes — ça vaut le coup » fonctionne parce que ça accueille, ça explique et ça a une voix. Évitez « nous sommes heureux de vous accueillir », que personne ne dit à voix haute.
Suis-je obligé d'indiquer les allergènes sur ma carte en France ? Oui. Le décret n° 2015-447 et l'arrêté du 8 octobre 2015 imposent une information écrite sur les 14 allergènes réglementaires, disponible avant la commande et sans que le client ait à la demander. Un simple « signalez vos allergies au serveur » ne suffit pas.
Faut-il un avertissement pour les produits crus ? Il n'existe pas en France d'équivalent de l'avertissement obligatoire américain sur les viandes et poissons crus. Une mention claire reste une bonne pratique pour les tartares, carpaccios, huîtres et œufs coulants, notamment à destination des publics sensibles.
Peut-on écrire sa carte uniquement en anglais ? Non. La loi Toubon impose le français dans la présentation d'un service. Les autres langues sont un ajout, et la version française doit être aussi complète et lisible. Les noms de plats consacrés et les marques restent admis.
Quelle longueur pour l'en-tête et le pied de page ? En-tête : moins de 200 caractères, soit environ deux lignes sur un téléphone. Pied de page : moins de 800 caractères, découpés en lignes courtes. La plupart des outils autorisent deux mille caractères par bloc, mais c'est un plafond, pas un objectif.
Faut-il traduire l'en-tête et le pied de page ? Oui, et c'est la partie que les restaurants oublient le plus. Un client allemand qui lit une carte en allemand avec une information allergènes en français ne peut pas utiliser la ligne qui compte le plus. Écrivez une version par langue plutôt que de traduire une seule chaîne, et vérifiez que les langues plus longues ne chassent pas votre première catégorie de l'écran.
Où mettre les horaires d'ouverture sur une carte digitale ? En pied de page, si quelque part. Les clients qui lisent votre carte sont en général déjà dans votre salle. Les horaires comptent surtout pour la vente à emporter et la livraison : associez-les donc à votre lien de commande plutôt que de les mettre en haut.
Peut-on mettre une promotion dans l'en-tête ? Oui, et c'est l'un des meilleurs usages de cet espace — à condition qu'elle comporte une heure et que vous la retiriez quand elle se termine. « Happy hour 17 h-19 h, 2 € de moins sur toutes les boissons » fonctionne. Une « offre d'été » encore visible en novembre vous coûte votre crédibilité sur tout le reste.
À quelle fréquence changer le texte d'en-tête ? Faites tourner l'accueil et la ligne promo environ quatre fois par an, au fil des saisons. Laissez le permanent en place : allergènes, origine des viandes, prix, moyens de paiement. Dix minutes par changement.
Faut-il demander des avis dans le pied de page ? Oui, mais uniquement dans le pied de page, jamais dans l'en-tête. Un client arrivé en bas a en général déjà mangé. Tenez-vous-en à une ligne et dites combien de temps ça prend : « ça prend 10 secondes » bat n'importe quelle formule de politesse.
Un mot sur les outils
Vous n'avez besoin de rien de particulier. Toute plateforme de carte digitale sérieuse permet de définir un en-tête et un pied de page, et les bonnes les stockent par langue, pour que chaque version se lise naturellement au lieu d'être la traduction d'une traduction.
Tabres fonctionne comme ça — un champ de texte d'en-tête et un champ de pied de page dans l'éditeur de carte, par langue, jusqu'à 2 000 caractères chacun, avec un aperçu en direct à côté pour voir exactement combien de lignes votre accueil consomme avant de repousser la première catégorie. C'est gratuit, sans frais par établissement, et notre raisonnement est public.
Utilisez l'outil que vous voulez. Les 20 idées ci-dessus fonctionnent aussi sur une carte imprimée — elles coûtent simplement de l'argent à modifier.
Votre en-tête et votre pied de page sont les seuls endroits de la carte où vous parlez au lieu de vendre. C'est plus rare qu'il n'y paraît. Tout le reste de la page est un nom, une description et un prix.
Alors écrivez l'accueil que vous diriez à la porte. Mettez les règles là où elles ne bloquent pas la cuisine, et formulez-les comme des services rendus. Réussissez l'information allergènes, vérifiez vos mentions obligatoires, et traduisez tout correctement en gardant le français au premier plan. Puis mettez un rappel dans votre agenda au premier jour de chaque saison pour changer la ligne du haut.
Ouvrez votre propre carte ce soir, à une vraie table, sur un vrai téléphone. Si l'en-tête est vide, vous passez à côté des quatre-vingt-dix secondes de travail les plus rentables de votre restaurant. S'il fait six lignes, vous payez cet espace en commandes perdues.